C’est un jeune a la tête bien faite qui s’indigne de l’injustice faite a sa generation, comme a celle qui naît. Distingue par le prix Turgot en 2006, âge de 34 ans, Mickael Mangot interpelle dans un essai ramasse les politiques, les baby-boomers et les plus de 60 ans Son analyse chiffrée et severe démontre comment les petits-enfants des seniors sont devenus la vanable d’ajustement economique de la France, ceux qui paient le plus lourd tribut a la nouvelle pauvrete Outre la dette par habitant qui a ete multipliée par cinq, les jeunes Français sont aujourd’hui clairement condamnes a vivre moins bien que leurs parents Jusqu’à quand ? En trente ans, le chômage des 18-24 ans a explose, il touche 23 % d’entre eux , même les diplômes subissent, et pour des périodes pouvant aller jusqu’à dix ans, une precarite (CDD, emplois jeunes ou assimiles) qu’ils ne redresseront jamais dans leur carriere Tout est a l’avenant La ou dans les annees 1970 un jeune couple (25-20 ans) dépensait ll % de ses revenus pour payer un toit, la generation actuelle y sacrifie 25 % de son salaire A l’autre bout de la chaîne, les heureux nes dans les annees 1946-1950 ont profite de tout Trente Glorieuses, élévation des salaires et revalorisation des pensions dans les annees 1980 Aujourd’hui, les retraites, dramatiquement sous-taxes, vivent mieux que les actifs, uniques pourvoyeurs de toutes nos protections sociales Qui osera une reforme fiscale d’ampleur pour restaurer la solidarite intergenerationnelle ? Mangot propose des pistes, qui effraieront les bas de lame maîs seront pourtant indispensables saut a accepter de sacrifier une jeunesse, donc l’avenir de ce pays (C De )

Société « Les Générations déshéritées », de Mickaël Mangot, éd. Eyrolles, 139 p., 12 €.